La Réole XV et XIII: amis ou ennemis ?

La Réole est la seule ville sud-girondine à compter deux clubs de rugby, l'un à XV, l'autre à XIII. Quelles relations entretiennent-ils? Le Républicain a mené l'enquête.

29/08/2013 à 17:50 par ebourribon

Dans le coin c’est une spécialité réolaise. La «guerre» ancestrale entre le rugby à XIII et le rugby à XV se joue à quelques enjambées, sur les bords de Garonne, d’un stade à l’autre.
Pourtant, ils sont peu nombreux à aller voir si l’herbe est plus verte dans le pré d’à côté. Alors que dans d’autres régions rugbystiques, comme les Pyrénées Orientales où figurent beaucoup de clubs à XIII (Dragons Catalans, Palau-del-Vidre, Baho, Pia, Le Soler…), bon nombre de mordus de la balle ovale n’hésitent pas à s’essayer aux deux rugbys, ils sont ici peu nombreux à franchir le Rubicon.
Une question de goûts
Il y a tout d’abord ceux qui ont grandi au XIII et qui se sont illustrés au XV. C’est le cas de l’entraîneur du Stade Réolais, Jean-Yves Mouline, qui a été élevé dans le milieu treiziste. Mais pour lui, les deux milieux sont complémentaires. «Dans la saison, il est prévu que nous fassions des entraînements sur la base du rugby à XIII. Les replacements et la lutte au sol afin de pouvoir libérer sont très physiques». Pourtant, il existe dans le Sud-Gironde quelques gourmets qui ont osé goûter les deux saveurs que propose le cuir. C’est le cas de Grégory Hallier, l’un des cadres de La Réole XIII. D’abord passé par le XV, (il était entraîné par Jean-Yves Mouline lorsqu’il jouait en junior Reichel au Stade Langonnais), Hallier a franchi le cap. Et ne regrette pas son choix. «Ce qui me plaît au XIII, c’est le dépassement de soi: au bout de 20 minutes tu es déjà fatigué, mais il faut en tenir encore 60». A l’inverse, Nicolas Leys, qui joue avec les juniors du Stade Langonnais, est issu d’une grande famille treiziste, celle des Patachon. «J’ai joué au XIII pendant trois ans à La Réole, et même si visuellement je le préfère, le XV envoie plus de jeu au large», détaille celui qui avait participé aux phases finales avec le Stade Réolais la saison dernière (via un tutorat).
Différents, oui,
mais incompatibles ?
S’il est admis, que de par les règles et le jeu déployé les deux rugbys sont différents, sont-ils pour autant incompatibles ? Les deux formations réolaises entretiennent-elles des relations ? Pour cette deuxième question, force est de constater que les deux clubs de La Réole n’entretiennent pas de relations, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Le voisin est là, on regarde de temps en temps ce qui s’y passe, point. «Le XIII comme le XV ont des mentalités très conservatrices, chacun fait son chemin dans son coin», précise Gregory Hallier. Nicolas Leys, lui, le ressent d’autant plus à la maison, où tout le monde va voir le XIII. «Mais la famille vient me voir quand elle peut. On me chambre, on me traite de quinziste (rires). Mais dès que je peux je vais jeter un oeil à La Réole XIII… Et après je vais voir le XV !».  Et quand on interroge les intéressés au sujet d’un éventuel retour dans le rugby de leurs débuts, aucun ne semble pouvoir réfuter. Si Gregory Hallier pense qu’il lui faut «une équipe à XV de bon niveau pour qu’il y ait beaucoup de rythme», Nicolas Leys, lui, ne s’interdit pas de reporter un jour le maillot de son club de cœur, La Réole XIII. «Mais je veux d’abord faire mon chemin à XV. Le XIII pourquoi pas, mais plus tard».
florent crouzet
A La Réole, le XV et le XIII cohabitent sans réellement nouer de relations.
A La Réole, le XV et le XIII cohabitent sans réellement nouer de relations.

Dans le coin c’est une spécialité réolaise. La «guerre» ancestrale entre le rugby à XIII et le rugby à XV se joue à quelques enjambées, sur les bords de Garonne, d’un stade à l’autre.

Pourtant, ils sont peu nombreux à aller voir si l’herbe est plus verte dans le pré d’à côté. Alors que dans d’autres régions rugbystiques, comme les Pyrénées Orientales où figurent beaucoup de clubs à XIII (Dragons Catalans, Palau-del-Vidre, Baho, Pia, Le Soler…), bon nombre de mordus de la balle ovale n’hésitent pas à s’essayer aux deux rugbys, ils sont ici peu nombreux à franchir le Rubicon.

Une question de goûts

Il y a tout d’abord ceux qui ont grandi au XIII et qui se sont illustrés au XV. C’est le cas de l’entraîneur du Stade Réolais, Jean-Yves Mouline, qui a été élevé dans le milieu treiziste. Mais pour lui, les deux milieux sont complémentaires. «Dans la saison, il est prévu que nous fassions des entraînements sur la base du rugby à XIII. Les replacements et la lutte au sol afin de pouvoir libérer sont très physiques». Pourtant, il existe dans le Sud-Gironde quelques gourmets qui ont osé goûter les deux saveurs que propose le cuir. C’est le cas de Grégory Hallier, l’un des cadres de La Réole XIII. D’abord passé par le XV, (il était entraîné par Jean-Yves Mouline lorsqu’il jouait en junior Reichel au Stade Langonnais), Hallier a franchi le cap. Et ne regrette pas son choix. «Ce qui me plaît au XIII, c’est le dépassement de soi: au bout de 20 minutes tu es déjà fatigué, mais il faut en tenir encore 60». A l’inverse, Nicolas Leys, qui joue avec les juniors du Stade Langonnais, est issu d’une grande famille treiziste, celle des Patachon. «J’ai joué au XIII pendant trois ans à La Réole, et même si visuellement je le préfère, le XV envoie plus de jeu au large», détaille celui qui avait participé aux phases finales avec le Stade Réolais la saison dernière (via un tutorat).

Différents, oui, mais incompatibles ?

«Le XIII et le XV ont des mentalités très conservatrices, chacun fait son chemin dans son coin»

S’il est admis, que de par les règles et le jeu déployé les deux rugbys sont différents, sont-ils pour autant incompatibles? Les deux formations réolaises entretiennent-elles des relations ? Pour cette deuxième question, force est de constater que les deux clubs de La Réole n’entretiennent pas de relations, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Le voisin est là, on regarde de temps en temps ce qui s’y passe, point. «Le XIII comme le XV ont des mentalités très conservatrices, chacun fait son chemin dans son coin», précise Gregory Hallier. Nicolas Leys, lui, le ressent d’autant plus à la maison, où tout le monde va voir le XIII. «Mais la famille vient me voir quand elle peut. On me chambre, on me traite de quinziste (rires). Mais dès que je peux je vais jeter un oeil à La Réole XIII… Et après je vais voir le XV !».  Et quand on interroge les intéressés au sujet d’un éventuel retour dans le rugby de leurs débuts, aucun ne semble pouvoir réfuter. Si Gregory Hallier pense qu’il lui faut «une équipe à XV de bon niveau pour qu’il y ait beaucoup de rythme», Nicolas Leys, lui, ne s’interdit pas de reporter un jour le maillot de son club de cœur, La Réole XIII. «Mais je veux d’abord faire mon chemin à XV. Le XIII pourquoi pas, mais plus tard».

33190 La Réole

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