Langon Vitidrones : voir la vigne en drone

Un service de télédétection de la vigueur de la vigne est sur le point de voir le jour en Aquitaine : décollage prévu pour le millésime 2016

01/10/2014 à 17:37 par Paul-Michaël Borgne

Pour l’heure, le drone n’est toujours pas capable de repérer les maladies. (Photo Le Républicain: Ludovic Sarrazin)
Pour l’heure, le drone n’est toujours pas capable de repérer les maladies. (Photo Le Républicain: Ludovic Sarrazin)
D’ici juillet 2015, Bernard Magrez, surnommé «l’homme aux 40 châteaux»,  ne sera bientôt plus le seul à pouvoir bénéficier des dernières technologies aéronautiques pour ses vignobles. Lancé en juillet 2012, le projet «Vitidrones» est en effet le dernier né du cluster de la filière viti-vinicole d’Aquitaine. A l’approche de la fin des tests, Gilles Brianceau, le directeur d’Inno’Vin, est plus qu’impatient de voir enfin son «bébé» voler de ses propres hélices. Pour ce bijou de haute technologie et de précision, Gilles Brianceau ne tarit pas d’éloge : «ça marche et l’intérêt du drone, c’est sa précision car il a le mérite d’éliminer tous les biais qui peuvent interférer lors de l’utilisation d’un ULM ou d’un hélicoptère pour photographier les vignes».
Ainsi pour répondre aux besoins toujours plus précis des viticulteurs, tous les acteurs de la filière en Aquitaine se sont réunis pour concevoir un drone capable de télédétecter la vigueur de la vigne. «Notre drone va permettre aux viticulteurs de mieux connaître son vignoble et de savoir exactement là où il doit mettre des engrais». Équipé d’un capteur et télécommandé depuis le sol, le drone aura pour mission de photographier  l’ensemble de la propriété pour révéler son indice de vigueur (NDVI). Et à partir de cette cartographie précise de l’état de végétation de la vigne, le viticulteur pourra ensuite adapter et moduler ses traitements en engrais. «Le drone est à court terme plus souple et à long terme moins cher. Fini donc les problèmes de météo, de délais et d’autorisation, «Vitidrones» offrira alors un service précieux».
La France est plutôt en avance”
Outre, la qualité et le coût de ce nouveau service de précision, le directeur d’Inno’vin tient par ailleurs à souligner le gain pour l’environnement : «Dans le contexte du plan «Ecophyto», qui prévoit une réduction de 50% des intrants phytosanitaires dans le vignoble français à l’horizon 2018, tous les fournisseurs, viticulteurs, laboratoires et institutions sont  aujourd’hui conscients que l’on doit faire des efforts et trouver des moyens pour réduire notre impact sur l’environnement dans une optique de développement durable.»
Et en période de crise, aucun viticulteur ne passerait à côté d’une telle innovation capable d’améliorer la qualité de son vin, tout en réduisant ses coûts de production. Dès 2015, les viticulteurs auront donc les yeux rivés vers le ciel, mais plus pour les mêmes raisons.
Langon, 33
Paul-Michaël Borgne
Après des études de lettres et de philosophie à Bordeaux, Paul-Michaël est journaliste depuis 2011.

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