Les Jeunes Agriculteurs montent au créneau

Le syndicat des Jeunes Agriculteurs de Gironde dénonce l’accumulation des taxes et une réglementation toujours plus contraignante

Dernière mise à jour : 25/11/2013 à 19:04
L’accumulation des taxes et des règles environnementales de plus en plus présentes amènent les Jeunes Agriculteurs de Sud-Gironde et plus particulièrement ceux du canton de Langon à se faire entendre.  Les «JA» dénoncent par voie de communiqué de presse; L’écotaxe, les conséquences de la PAC, la taxe foncière sur le non-bâti et les problèmes liés au stockage de l’eau. «Notre réaction a été motivée par plusieurs incohérences dans les réglementations qui sont en train de sortir et qui nous empêchent clairement de travailler», dénonce Magali Vérité, présidente de JA33 et vice-présidente de JA Aquitaine.
Avec la fin du moratoire sur le stockage de l’eau, les «JA»  sont sur le qui-vive concernant cet élément essentiel de l’agriculture. «Cela fait des années qu’on nous répète que l’on consomme trop d’eau pour irriguer nos cultures. Nous, ce que l’on souhaite c’est de pouvoir la stocker quand elle est là pour éviter en période estivale par exemple de tirer sur les réserves. L’administration était partie pour comprendre et puis on se rend compte que maintenant pour faire des stockages d’eau il y a toujours des blocages. Si on ne peut plus irriguer on ne pourra plus produire», s’insurge Magali Vérité.
Quant à la taxe foncière sur le non-bati – reportée d’un an par le gouvernement -,  les JA la définisse comme une aberration. «Si un agriculteur souhaite  cultiver sa terre qui se trouve en zone constructible, il va payer une taxe qui est énorme. Pour un hectare, la première année c’est 10.000 euros, la deuxième c’est 20.000. Une somme  que clairement on ne peut pas assumer sur une exploitation. Ce que l’on demande c’est que les agriculteurs en soient exonérés», indique la présidente.
des installations
en hausse
Paradoxalement, on constate en Gironde une hausse des installations de jeunes agriculteurs. «En 2012 on en comptait 36, en 2013 on devrait finir aux alentours de 50 installations avec des aides de l’état et une étude prévisionnelle validée», indique Magali Vérité. Augmentation toutefois à relativiser car  le syndicat agricole reçoit 120 demandes par an, 50 % n’aboutissent pas. «Ceux qui se lancent sont bien accompagnés c’est pourquoi nous en avons très peu qui arrêtent dans les premières années. Et en Gironde on est sur de la viticulture, du maraîchage, un peu d’élevage, la grande majorité des productions sont moins touchées par les incidences de la PAC», explique Magali Vérité.
Malgré tout, la pression monte dans les exploitations et des actions devraient se mettre en place dans les semaines à venir selon la présidente. «Il faudrait que les politiques de Gironde réagissent car ils n’auront plus le choix après. En période électorales, les politiques se cachent derrière les syndicats c’est surtout ça le problème.»
Les Jeunes Agriculteurs de Gironde dénoncent une réglementation toujours plus contraignante.
Les Jeunes Agriculteurs de Gironde dénoncent une réglementation toujours plus contraignante.

L’accumulation des taxes et des règles environnementales de plus en plus présentes amènent les Jeunes Agriculteurs de Sud-Gironde et plus particulièrement ceux du canton de Langon à se faire entendre.  Les «JA» dénoncent par voie de communiqué de presse; L’écotaxe, les conséquences de la PAC, la taxe foncière sur le non-bâti et les problèmes liés au stockage de l’eau. «Notre réaction a été motivée par plusieurs incohérences dans les réglementations qui sont en train de sortir et qui nous empêchent clairement de travailler», dénonce Magali Vérité, présidente de JA33 et vice-présidente de JA Aquitaine.

Avec la fin du moratoire sur le stockage de l’eau, les «JA»  sont sur le qui-vive concernant cet élément essentiel de l’agriculture. «Cela fait des années qu’on nous répète que l’on consomme trop d’eau pour irriguer nos cultures. Nous, ce que l’on souhaite c’est de pouvoir la stocker quand elle est là pour éviter en période estivale par exemple de tirer sur les réserves. L’administration était partie pour comprendre et puis on se rend compte que maintenant pour faire des stockages d’eau il y a toujours des blocages. Si on ne peut plus irriguer on ne pourra plus produire», s’insurge Magali Vérité.

Quant à la taxe foncière sur le non-bati – reportée d’un an par le gouvernement -,  les JA la définisse comme une aberration. «Si un agriculteur souhaite  cultiver sa terre qui se trouve en zone constructible, il va payer une taxe qui est énorme. Pour un hectare, la première année c’est 10.000 euros, la deuxième c’est 20.000. Une somme  que clairement on ne peut pas assumer sur une exploitation. Ce que l’on demande c’est que les agriculteurs en soient exonérés», indique la présidente.

Des installations en hausse

Paradoxalement, on constate en Gironde une hausse des installations de jeunes agriculteurs. «En 2012 on en comptait 36, en 2013 on devrait finir aux alentours de 50 installations avec des aides de l’état et une étude prévisionnelle validée», indique Magali Vérité. Augmentation toutefois à relativiser car  le syndicat agricole reçoit 120 demandes par an, 50 % n’aboutissent pas. «Ceux qui se lancent sont bien accompagnés c’est pourquoi nous en avons très peu qui arrêtent dans les premières années. Et en Gironde on est sur de la viticulture, du maraîchage, un peu d’élevage, la grande majorité des productions sont moins touchées par les incidences de la PAC», explique Magali Vérité.

Malgré tout, la pression monte dans les exploitations et des actions devraient se mettre en place dans les semaines à venir selon la présidente. «Il faudrait que les politiques de Gironde réagissent car ils n’auront plus le choix après. En période électorales, les politiques se cachent derrière les syndicats c’est surtout ça le problème.»

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