La Réole La cohabitation des ventes directes

Avec le drive-fermier, le marché et l’Amap, consommateurs et producteurs y trouvent-ils leur compte ?

Dernière mise à jour : 18/11/2013 à 16:00

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A La Réole, les consommateurs ont le choix en matière de circuits courts. Le mercredi, de 18h30 à 19h30 les adhérents de l’Amap viennent chercher leur panier rempli de légumes, de fruits, de fromage et d’œufs sous la halle de l’ancien Hôtel de ville. Le vendredi, de 13h à 18h30 les inscrits au drive-fermier récupèrent leur commande de légumes, de fruits, de viande, de laitages… au local de l’ancienne prison place St-Michel. Le samedi, ce sont les adeptes du marché qui se retrouvent sur les quais, et/ou le dimanche matin place de la Libération.
Les possibilités d’acheter des produits en circuits courts (un intermédiaire maximum entre le producteur et le consommateur) sont donc nombreuses et ont été renforcées par l’arrivée du drive-fermier en septembre dernier. Mais, les consommateurs et les producteurs trouvent-t-ils leur compte dans cette variété des offres?

«co-voiturage-paniers»

Côté consommateurs, la satisfaction semble être au rendez-vous. La diversité des formules de circuits courts permet à chacun de choisir celle qui est mieux adaptée à ses besoins. Bien sûr, que ce soit le drive-fermier, le marché ou l’amap, la motivation est bien souvent la même de la part des consommateurs: «avoir des produits frais, à des prix intéressants et faire travailler les producteurs du coin.»
Après, la clientèle choisit d’aller s’approvisionner à l’un des trois endroits, selon ses disponibilités. Pour Sylvain par exemple, qui habite Langon et qui travaille au lycée de La Réole, «c’est plus simple et pratique de venir au drive-fermier le vendredi en débauchant: cela évite de sortir le week-end spécialement pour aller chez le primeur ou au marché» explique-t-il.
Pour Sandra de Mesterrieux, qui travaille de nuit et son mari, Pierre, qui bosse le week-end, le vendredi est aussi idéal pour venir récupérer leur panier. Quelques clients font même ce qu’ils appellent du «co-voiturage-paniers»: «on récupère les commandes de nos voisins et on tourne chaque semaine» explique Georges.
Les consommateurs admettent aussi que les trois lieux de vente directe peuvent être tout à fait complémentaires. Danièle par exemple, vient au drive-fermier mais avoue continuer à aller encore au marché le samedi matin «pour l’ambiance, pour voir les amis et pour acheter quelques produits qu’on ne trouve pas au drive, comme les huîtres, le pain, etc….»
Et puis, comme racontent certains inconditionnels du marché, telle Annie, «le marché du samedi matin, c’est une institution, un lieu de rencontre et de partage!» Certains vont aussi à la fois à l’Amap et au marché, «ce qui permet d’avoir des légumes frais durant toute la semaine, en faisant le plein le mercredi et à nouveau le samedi.»

Retrouvez notre article complet dans l’édition papier du Républicain sorti le 14 novembre.

33190 La Réole

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