Bazas L’abattoir défend sa position

L'abattoir de Bazas est doté de tous les atouts pour rester le seul outil de Gironde.

Dernière mise à jour : 11/11/2013 à 16:51

L’outil, flambant neuf, rutilant de ses inox et respirant la haute technicité de toutes les normes qui lui ont été imposées fût présenté au président du Conseil régional lors de sa venue à Bazas.

L’investissement du Conseil Régional dans l’abattoir du bazadais trouvera sa rentabilité si l’on ne multiplie pas les outils en Gironde
L’investissement du Conseil Régional dans l’abattoir du bazadais trouvera sa rentabilité si l’on ne multiplie pas les outils en Gironde

L’enjeu est de taille. Il s’agit démontrer que le site géré par délégation de service public au GIE d’exploitation de l’abattoir du Bazadais (composé des utilisateurs professionnels de l’abattoir) et modernisé notamment en partie grâce au financement du Conseil régional d’Aquitaine est doté de tous les atouts pour rester le seul outil de Gironde. Les acteurs locaux impliqués dans son développement et sa réussite visent un tonnage annuel qui serait pénalisé par l’implantation d’un autre abattoir à Bordeaux.

Une activité en hausse
Alors qu’en Aquitaine, l’abattage sur 2013 de gros bovins de boucherie race à viande  baissé de 14% en tonnage (chiffres INTERBEV), le réalisé est en hausse de 15% à l’abattoir du Bazadais. (Avant travaux, le tonnage annuel moyen était de 1.300 tonnes.) Cette situation structurelle constatée depuis plusieurs années au niveau régional et national est une épée de Damoclès sur toutes les structures d’abattage et notamment sur Bazas. Ces chiffres démontrent que les 1.500t espérés au prévisionnel pour l’exercice de fonctionnement en cours sont à portée de main et que le point d’équilibre à 1.600 tonnes n’est pas inaccessible. «Cet équilibre reste précaire et les efforts mis en œuvre pour y parvenir sont considérables. La production du seul département de Gironde est de 1.640 tonnes (source EDE / Chambre d’Agriculture de Gironde). Ce volume pourrait être abattu totalement à Bazas!» défend François Pallavidino, président de l’abattoir. L’abattoir du bazadais est agréé pour traiter 12 tonnes/j soit 2.500 t/an. Les possibilités de développement sont donc réelles. Une hausse d’activité significative permettrait de pérenniser l’outil et d’abaisser les coûts d’abattage pour être plus compétitif.

« Une épée de Damoclès au dessus de la tête …»
L’abattoir est engagé dans les filières de qualité locales et internationales (Bio, IGP « Bœuf de Bazas » (25% du tonnage total), Label «Le bœuf de nos campagnes», Label «veau fermier élevé sous la mère») fortement contrôlés pour garantir la traçabilité. Cette démarche aboutit à trois projets concrets de développement qui sont en phase de réalisation : L’ouverture de la salle de découpe doit permettre  d’apporter 50 à 80 tonnes par an ; Avec la société Soviago (grossiste sur Bordeaux) l’objectif serait de faire abattre 10 gros bovins par semaine soit 200 tonnes par an. L’élevage Nusse de Gontaud en Lot et Garonne, éleveur distributeur de porcs, doit apporter 50 porcs de plus par semaine pour un nouveau marché à compter de février 2014. Soit 200 tonnes par an. La réalisation de ces projets laisse encore un potentiel de 600 tonnes par an sur l’abattoir du bazadais. La gestion optimale d’un abattoir demande à saturer la capacité d’abattage pour écraser les coûts et proposer aux utilisateurs (éleveurs, bouchers et chevillards) des tarifs compétitifs.
Aujourd’hui, sur le site de l’abattoir 19 emplois sont actuellement occupés: 13 sur le GIE d’exploitation, 6 sur le poste de cheville de Tradisud. Demain, avec l’augmentation du tonnage et l’ouverture de la salle de découpe, 5 à 10 emplois pourraient être créés … si l’abattoir de Bazas reste le seul abattoir de Gironde ! «Aujourd’hui, l’abattoir du bazadais est un outil de proximité performant qui répond aux attentes de ses clients et de ses fournisseurs. Pour assurer sa pérennité, dans un contexte particulièrement difficile pour l’élevage, tout doit être mis en œuvre pour assurer la hausse du tonnage». François Pallavidino espère avoir été entendu d’Alain Rousset.

PASCALE LARTIGUE

Bazas, 33

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