Leur combat pour Anaël

Depuis la découverte de sa tumeur cérébrale, Anaël, 3 ans, a subi sept opérations et une radiothérapie. Ses parents se battent à ses côtés et lancent un appel aux dons

25/01/2017 à 16:59 par ebourribon

Estelle, laurent et Aurélien Ruant aux cotés d'Anaël, le jour de son anniversaire. Un jour de fête pour leur "petit champion". (Photo DR)
Estelle, Laurent et Aurélien Ruant aux cotés d'Anaël, le jour de son anniversaire. Un jour de fête pour leur "petit champion". (Photo DR)

Anaël est un enfant de trois ans comme beaucoup d’autres. «Rieur, vif, parfois turbulent, et doté d’un gros caractère» selon l’avis -autorisé- de son père. Il  serait un enfant tout à fait comme les autres si la médecine n’avait décelé chez lui un épendymome: derrière ce barbarisme médical -lire par ailleurs- se cache une tumeur du cerveau.

Le diagnostic est tombé, comme un coup de massue, il y a un an, presque jour pour jour. «Notre vie a basculé… Sur le moment, on en veut à la terre entière. Vous avez votre enfant sous les yeux, qui n’a pas vécu, et que vous pouvez  perdre à tout moment. L’instant d’après, vous vous remettez sur les rails avec une seule idée en tête: le sortir de là» confie sobrement Laurent, le papa.

Il en dit davantage sur les circonstances dans lesquelles la médecine a été saisie du dossier d’Anaël. C’était l’an dernier au mois de juillet. Le 21, dans la maison girondine de la famille, Anaël fête son anniversaire avec maman, papa, son grand-frère Aurélien, papi Régis et mamie Christiane, venus pour l’occasion de Casteljeloux: le bonheur est à la table familiale. Il ne tardera pourtant pas à s’éclipser…

Un marathon médical

«Le lendemain de son anniversaire, Anaël a commencé à manifester des maux de tête et à refuser l’alimentation en morceaux. Le jour suivant, il ne prenait même plus le biberon» se souvient Laurent Ruant. Nous avons consulté le médecin de famille, puis le pédiatre. A défaut de pouvoir nous répondre, celui-ci nous a adressés aux urgences de l’hôpital Pellegrin. On nous attendait: Anaël a passé une batterie d’examens, non concluants, jusqu’à ce que l’IRM révèle une masse dans la tête…»

Quand il va au bloc, il sait ce qui l’attend mais il y va pourtant sans se retourner. C’est notre petit champion.”

Cet examen vient de sonner le début d’un combat au long cours. Papa et maman Ruant ne le savent pas encore officiellement mais en ont le pressentiment. «Nous avons voulu savoir si l’affaire était grave. Les médecins ont tenu un discours rassurant auquel nous avons fait mine de croire. Mais nous avons bien vu les regards compatissants du personnel: nous avons compris qu’il y avait un problème… Le soir, le médecin nous parlait d’une tumeur de 4,5cm sur 3,8 mais ce n’est que le lendemain, après la première opération d’Anaël, que nous avons su qu’il s’agissait d’un épendymome.»

De l’intervention, la première d’une longue série, les parents gardent le souvenir d’une interminable angoisse et Anaël des séquelles qui le pénalisent encore un an après: perte de l’équilibre, défaut de la déglutition, paralysie faciale, strabisme de l’œil gauche, entre autres…

Enfin, l’espoir

Des souffrances difficiles à accepter pour les parents mais avec lesquelles ils sont contraints de composer, à l’image d’Anaël. «Aujourd’hui, encore, notre enfant est contraint de vivre avec un tuyau dans la gorge qui le prive de l’usage de la parole, s’émeut Laurent Ruant. Pour communiquer, il apprend le langage des signes et nous avec. Mais il fait preuve d’un courage sans faille: à chaque épreuve, il repart au combat. Quand il va au bloc, il sait ce qui l’attend mais il y va pourtant sans se retourner. C’est notre petit champion.» Emotion et fierté mêlées dans la voix de papa…

Quand Anaël aura 25 ans et trois enfants, je commencerai à penser qu’il est sorti d’affaire…”

Un an après le début du combat qui les associe, en récompense des efforts consentis et de l’exceptionnelle force de caractère que l’épreuve a révélée en eux, Anaël et ses parents aspirent à un nouveau sentiment: l’espoir. Les deux opérations et le traitement par radiothérapie subis au début de l’année à Paris, ont réduit la tumeur à l’état d’une trace sur les examens. Reste la froide réalité médicale: tous les deux mois, et pendant quelques années, Anaël et ses parents devront retourner vérifier, d’IRM en IRM, que la tumeur ne repousse pas. Pour témoigner de sa prudence, le neurologue de l’hôpital Necker a eu cette formule: «Quand Anaël aura 25 ans et trois enfants, je commencerai à penser qu’il est sorti d’affaire…»

D’ici là, Anaël devra encore faire parler son moral d’acier pour relever le défi de la rééducation et peut-être éviter quelque nouvel écueil sur le chemin de la vie. D’un combat à l’autre, papa, maman, Aurélien, papi et mamie seront immanquablement à ses côtés mais le «petit champion», ce sera toujours lui…

Etienne Bourribon

Vous voulez aider les parents d’Anaël ?
Vous pouvez adresser vos dons par chèque, virement ou carte bancaire. Vous recevrez un justificatif pour déduction sur les impôts.
Vous pouvez adresser un don par courrier (A2CM, 12 chemin du Sablonat, 33480 Castelnau de Médoc) ou sur le site www.soutenir-anael.fr
Vous pouvez aussi consulter la page Facebook A2CM et joindre Laurent Ruant au 06.59.54.28.37.

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