Langon Cancer colorectal : « Dans 96% des cas, le test est négatif »

Grâce au dépistage, il est possible de détecter un cancer colorectal à un stade précoce et de pouvoir mieux le soigner. Les explications du Dr Bernard Caumont, gastro-entérologue.

16/04/2017 à 11:07 par Bernard Peyré

Le Dr Caumont présente l'enveloppe du test de dépistage du cancer colorectal.
Le Dr Caumont présente l'enveloppe du test de dépistage du cancer colorectal.

Avec 18.000 décès, par an, le cancer colorectal est le deuxième cancer en fréquence, après celui du sein, chez la femme et le troisième chez l’homme, après celui du poumon et de la prostate.

« Le cancer colorectal se développe sur les polypes, des lésions préexistantes mais bénignes sur la paroi interne du côlon et du rectum. Il grossit, se transforme au fil d’une dizaine d’années et devient cancer », explique le docteur Bernard Caumont, gastro-entérologue au centre hospitalier Sud-Gironde à Langon et responsable du service de médecine B.

9 chances sur 10 de soigner

« On peut prévenir en enlevant les polypes. » 95 % des nouveaux cas se déclarent chez les plus de 50 ans.

Aussi l’AGIDECA, centre de coordination des dépistages des cancers en Gironde, invite les hommes et les femmes de 50 à 74 ans à participer au dépistage du cancer colorectal.

« Les antécédents familiaux – au premier degré – sont importants pour déterminer les personnes à risque », poursuit le docteur.

C’est le médecin traitant qui détermine le moyen de dépistage le plus adapté à chaque patient. « Chez les personnes qui ont des antécédents familiaux (30 %), une endoscopie est nécessaire pour voir les polypes. On enlève les polypes malins et le risque de cancer est évité. On préserve ainsi le patient. » Chez les personnes qui n’ont ni antécédents ni symptôme (70 %), le test de dépistage est recommandé.

Un test rapide

Ce test immunologique consiste à rechercher du sang humain dans les selles.

« Dans le cas où le test est positif, on fait une coloscopie. Si on découvre un petit cancer localisé sur la paroi, il y a 9 chances sur 10 de soigner », souligne le docteur Caumont. Le test est simple « On pose sur la cuvette des toilettes un papier afin de recueillir les selles. On trempe une fois une tige striée dans celles-ci et on replace la tige dans le tube. Le test est adressé gratuitement à un laboratoire habilité qui va rechercher le sang. Le patient et le médecin reçoivent une réponse sous 15 jours. Dans 96 % des cas, le test est négatif. Pour les 4 %, on conseille une coloscopie. Dans plus de la moitié des cas il n’y a rien. »

Il faudra ensuite faire une coloscopie tous les 5 ans. 30 % des Girondins adhèrent au programme de dépistage. Le taux cible à atteindre est de 45 %.

Contact : AGIDECA, 05.57.29.14.60 et agideca.fr

33210 Langon

Captcha en cours de génération.....Version audio
Changer l'image
Soutenez les projets de votre région
Don
Don contre don
Levez des fonds auprès de particuliers en échangeant soutien financier contre produits, services, expériences ou avantages exclusifs

Investissement
Investissement en capital
Associez des particuliers ou des entreprises au capital de votre société : en direct ou via une holding gérée par Bulb In Town
Soumettre son projet
 
Découvrir les projets
un partenariat
BultInTown
Le Républicain

Un concentré d'informations pour ne rien manquer !

Je m'inscris à la newsletter

Marmande - Lundi 21 août 2017

Marmande
Lun
21 / 08
32°/11°
vent 18km/h humidité 88%
Mar36°-15°
Mer29°-18°
Jeu31°-17°
Ven30°-17°

Abonnement

Recevez l'actualité qui
vous concerne. Je m'abonne